Une immense sensation de calme

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Quatrième de couverture :

Alors qu’elle vient d’enterrer sa grand-mère, une jeune fille rencontre Igor. Cet être sauvage et magnétique, presque animal, livre du poisson séché à de vieilles femmes isolées dans la montagne, ultimes témoins d’une guerre qui, cinquante ans plus tôt, ne laissa aucun homme debout, hormis les « Invisibles », parias d’un monde que traversent les plus curieuses légendes.
Au plus noir du conte, Laurine Roux dit dans ce premier roman le sublime d’une nature souveraine et le merveilleux d’une vie qu’illumine le côtoiement permanent de la mort et de l’amour.

Provenance : 68 premières fois, édition janvier 2018.

Note : 8,5/10

 

Commentaire : C’est un premier roman que j’ai trouvé superbement bien écrit. L’auteur a su, dans ce petit mais concentré livre, me captiver par l’histoire de cette jeune fille qui devient femme auprès d’Igor, homme rustre à l’air sauvage qu’elle va aimer de tout son coeur et l’accompagner  jusqu’à son dernier souffle. C’est une merveilleuse histoire d’amour écrite d’une plume qui semble avoir glissé sur le papier.

Seul bémol que j’ai trouvé à ce livre : il est trop petit et j’ai trouvé cela frustrant. J’aurais aimé que cela continue.

 

Extraits :

 

“Affronter l’histoire était trop douloureux pour les vieilles. Le silence seul leur servait d’aveu. Il n’y avait pas plus de place pour les regrets que pour la pitié dans leur coeur racorni. Qui aurait pu leur en vouloir ?”

 

“MAINTENANT, JE SAIS. Cela ne change rien. Igor reste Igor. Le froid l’a en revanche transformé. On dirait ses poumons emplis de neige. Chacune de ses inspirations ouvre sa poitrine en crevasse, chaque expiration, même frêle, peine à remonter le long de sa gorge.”

 

“Le feu prit dans ses cheveux, On aurait dit qu’elle était à nouveau blonde, elle que sa jeunesse on avait appelée  Tournesol et qui allait mourir ainsi, sorte de soleil vivant.”

 

“Jusqu’à ce qu’elle apparaisse. La mer. Noire et offerte à la nuit, livrée à la lune et au vent, vaste étendue frangée de montagnes, théâtre de la rencontre des colosses, du choc des titans, le mer venant incessamment frapper la pierre, les murs de roche s’opposant à ses attaques tels des gardiens élevés au dessus de l’eau.”

 

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