Pays provisoire

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Quatrième de couverture :

Amélie Servoz, jeune modiste d’origine savoyarde, n’a pas froid aux yeux. En 1910, elle rallie Saint-Pétersbourg avec, pour seul viatique, un guide de la Russie chiné en librairie et l’invitation d’une compatriote à reprendre sa boutique de chapeaux. Sept ans plus tard, la déliquescence de l’Empire l’oblige à fuir. Son retour, imprévisible et périlleux, lui fera traverser quatre pays, découvrir les bas-côtés de la guerre et rencontrer Friedrich…

Fanny Tonnelier campe avec verve et finesse tout un monde de seconds rôles où les nationalités se mêlent ; changeant à volonté et avec dextérité la focale, elle raconte aussi bien le détail des gestes et des métiers que l’ample vacarme d’une Révolution naissante. Elle s’est inspirée d’un pan d’histoire méconnu : au début du XXe siècle, de nombreuses Françaises partirent travailler en Russie.

 

Provenance : 68 premières fois édition janvier 2018

Note : 8/10

Commentaire : Amélie est une jeune modiste à Paris. Passionnée par la création et la fabrication de chapeaux, elle a l’opportunité de tenir sa propre boutique avec Clémence qui lui propose de reprendre son commerce en Russie à Saint Pétersbourg. Amélie accepte et part faire sa renommée dans la grande ville, créant de magnifiques chapeaux pour les plus grandes dames du pays. Puis, arrivent les prémisses de la guerre (nous sommes en 1911). devant le danger et la violence qui sévissent, Amélie prend la décision  de rentrer en France. C’est dans ce périple, en plein début de première guerre mondiale, dans un voyage interminable, en train, puis en bateau, à travers presque toutes les grandes villes d’Europe qu’elle nous livre des fragments de sa vie, de sa passion pour la couture et de ses amours heureux et malheureux.

C’est un premier roman superbement documenté que nous livre Fanny Tonnelier. L’écriture y est plaisante, simple et toute en finesse. J’ai beaucoup aimé suivre cette Amélie dans son voyage et dans la narration de sa vie. J’ai appris de nouvelles choses que je ne connaissais pas, en découvrant une de ces petites françaises partie en Russie pour travailler à une époque où les voyages prenaient de mois.

 

Extraits :

“Le dimanche, mes parents et moi allions nous promener du côté des grands magasins, nous faisions halte devant les vitrines pour admirer les chapeaux et leurs plumes, mais aussi les robes, mantelets et petites vestes.”

 

“Dans sa lettre Clémence parlait de sa vie passée dans la capitale russe, de sa boutique de mode qu’elle tenait depuis plus de quarante ans. Et Le fait le plus inattendu, c’est qu’elle me proposait de reprendre son commerce !”

 

“Elle avait eu l’impression qu’une porte s’ouvrait dans sa vie. Elle ne lisait pas, elle “dévorait” le livres, comme lui disait son père, instituteur qui l'avait encouragée à choisir le même métier.”

 

“Elle marcha longtemps pour essayer d’évacuer sa colère et son ressentiment contre ses hommes politiques qui décidaient des guerres au mépris de la population.”

 

“Son récit lui fit prendre conscience que son départ précipité était en fait une fuite, une fuite dangereuse, parce que jamais sûre, à travers la Finlande. Elle avait fui une pays devenu inhospitalier, où régnaient la peur, l’angoisse, le stress et la faim.”

 

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