Celui qui disait non

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Quatrième de couverture :

Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s’en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres.
Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d’un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d’amour devient une histoire d’insoumission.
Ce roman est leur tombeau, dédié aux vivants qui voudraient se souvenir de l’avenir.

Provenance : 68 premières fois édition janvier 2018

Note : 9/10

 

Commentaire :

Ce premier roman est un grand coup de poing dans l’estomac. Bien Sûr, je sais que cela a existé, mais grâce, ou à cause de ce livre, je me rends compte que l’on a encore et toujours des choses à découvrir, concernant les horreurs dans cette haine que vouaient les nazis aux juifs. La narration de l’histoire de ce couple, est superbement bien écrite.

J’ai apprécié le style et l’écriture de l’auteur.

C’est un très beau roman témoignage qui me laissera un savoir de plus dans ma mémoire.

 

Extraits :

 

“Je sais les tribunaux, les prisons, les camps. Je sais la dernière salle et même le plan détaillé de la chambre à gaz de Bernburg. Je sais qui est devenu quoi, je sais qui a emprunté quelle impasse de l’Histoire. Je sais les dates, les lieux. Je sais le bruit des cymbales du dénouement. Le flot des larmes et les jambes qui flanchent en lisant.

Le reste, je le devinerai. Donc, je l’écrirai.”

 

“Car l’homme qui disait non à Hitler disait oui à Irma. J’ai eu besoin de contempler cette histoire d’amour et de courage. dans quel ordre cela se passe-t-il ? : devient-on courageux par amour, ou bien amoureux parce qu’on a le courage ?”

 

“August, sur sa couche recouverte de mauvaise paille et de poux, August se gratte frénétiquement. Pourquoi veut-on à tout prix qu’elle soit non Aryenne, son Irma, puisqu’elle leur dit qu’elle est baptisée, puisqu’elle jure qu’elle s’en moque, de la religion et de rabbins, des phylactères et des kippas, de la Torah et de Moïse, qu’elle ne veut rien d’autre, elle, que son mari blond dans ses bras de femme brune ?”

 

“Qu’ont-ils fait de notre amour, Irma, comment peuvent-ils croire qu’on abîme le monde quand on s’embrasse, qu’on abîme le race quand on s’enlace ?”

 

“Elle l’aimait encore, cet idiot, ce fou, son courageux amour, condamné à deux ans et demi de travaux forcés pour avoir cru qu’on était libre d’aimer une femme et les enfants qu’on avait fait avec elle, la chair de sa propre chair, quand on veut que l’amour nous survive, que la vie nous dépasse et littéralement nous déborde.”

 

“Il est enfin là, face aux murs de Ston, August Landmesser, quand il chante, d’autres voix lui répondent. Cette fois il ne dira pas non tout seul.”

 

 

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