Tout ce dont on rêvait

 

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Quatrième de couverture

Dans les années 90, Justine, vingt-cinq ans, rêve d’une grande histoire d’amour. Elle tombe éperdument amoureuse d’Alex, mais vingt ans plus tard, c’est avec son frère, Nicolas, qu’on la retrouve mariée et mère de deux enfants. Elle vit un bonheur tranquille, jusqu’au jour où Nicolas est licencié et plonge irrémédiablement.
Le talent de François Roux est de s’emparer de l’histoire immédiate et d’en faire le récit, au plus près de la réalité sociale, affective et politique. Après Le bonheur national brut, fresque virtuose des années Mitterrand, il poursuit la chronique de notre époque, minée par le chômage et les compromis idéologiques, avec une lucidité et une sensibilité de grand romancier. Du mariage pour tous à la tuerie de Charlie-Hebdo, le portrait sans concession de notre société à travers l’histoire, la chute et la rédemption d’un trio amoureux.

 

Note : 7/10

Provenance : Club Lecteurs bibliothèque municipale de Saint André les Vergers

Commentaire :

Justine est jeune; Elle est déçue par les hommes, et particulièrement par son père. Elle rencontre Alex et croit enfin au grand amour. Mais 20 ans plus tard, c’est avec Nicolas, un homme gentil, le frère d’Alex, qu’on la retrouve mariée. Ils ont deux enfants, Adèle et Hector. Leur vie est paisible et confortable, jusqu’au jour, où Nicolas est licencié. Nicolas ne supporte pas ce chômage, et petit à petit s’écroule et met en danger son couple, mais aussi sa famille.

Les rancoeurs du passé refont surface pour Justine, aussi bien avec son mari, son beau frère, que son père.

 

A travers ce livre, l’auteur nous dresse le portrait de monsieur et madame tout le monde, mais aussi nous fait réfléchir sur les priorités de la vie et les changements de notre société.

J’ai d'abord trouvé ce livre un peu indigeste, puis, petit à petit, l’intérêt est venu.

C’est un roman qui se lit assez bien, les personnages sont parfois énervants, mais restent cependant attachants.

Une belle histoire sur les accidents de la vie.


 

Extraits :

 

Elle s’était sentie honteuse d’être française, d’appartenir à une nation si délibérément rétrograde, si phobique sur tant de terrains; En réalité, elle se sentait perdue, ne se retrouvant plus dans aucune parole, dans aucune cause, dans aucun parti.

 

Ces derniers temps - il en avait très fortement conscience -, Nicolas avait accumulé nombre de sentiments négatifs à l’égard de Justine. Comme il était jaloux de tout travailleur qu’il croisait, il était jaloux de sa femme, de son statut, de ses horaires, des collègues avec qui elle travaillait, déjeunait, plaisantait. C’était évidemment plus fort que lui, sa nature généreuse ne le portait pas à de tel sentiment.

 

Alex distillait naturellement, sans jamais chercher à la provoquer, une sorte de bonne humeur communicative, il attirait immédiatement la sympathie - ou bien, à l’inverse, la jalousie -, il n’était jamais triste, ni angoissé, ni de mauvaise humeur, ni en colère, il se divertissait du moindre événement, il ne s’embarassait d’aucun faux - semblant, d’aucune hypocrisie, jamais il ne craignait d’émettre une opinion personnelle, que ce soit la plus fantasque ou la plus commune, il cultivait ce qui pourrait naïvement se nommer le bonheur de vivre et il le faisait de la manière la plus simple possible.

 

Justine regarda sa fille qui fronçait les sourcils. Après quelques secondes, elle lui tendit la main. Adèle répondait à cet appel spontané et, sans L’avoir réellement ni voulu, ni cherché, elle se pelotonna contre sa mère. Justine, en sentant la chaleur qui émanait du corps de sa fille, fut irradié par une vague de bien être.


 

  • Quand on y réfléchit, continu - t -elle, c’était logique, en tout cas c’était souhaitable qu’il t’arrive enfin ce qui t’arrive, C’est le destin qui s’en est chargé, finalement.Le doigt du bon Dieu s’est posé sur tes lèvres et t’a forcé à la boucler enfin. Tu vois, même le bon Dieu en avait marre que tu continues à parler, que tu persistes à répandre tes sales idées de voyou et ta sale méchanceté, il en avait marre que tu empêches tous les gens autour de toi d’exister, et en particulier ta femme et ta fille.

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