Redites moi des choses tendres

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Ob de3554 12 premiers romans 1

Quatrième de couverture :

C'est l'histoire d'un couple qui se sépare, d'une famille qui explose. Il y a un homme veule et une femme digne, des éperdus et des chairs à plaisir, des enfants manipulateurs. Il y a de l'amour, du sexe, de la violence, du désir, de la bêtise, du gâchis, des fuites, des trouilles bleues, du hasard taquin, des magasins de parfumerie, du skate-board, une poire de vitesse, des mensonges, un voyage, du chic et une boutique pour dame. Du tragique, des drôleries, de la fatalité.

 

Provenance : 68 premières fois édition septembre 2017

Note : 5/10

Commentaire :

Ce livre est la chronique de l'éclatement complet d’une famille. Cela commence par le mail de rupture qu’écrit le père de famille, qu’il envoie à son épouse partie en Allemagne et voyage linguistique avec sa classe.L’épouse, soit disant irréprochable s'envoie joyeusement en l’air avec un de ses élèves du même âge que ses enfants, en même temps qu’elle est courtisée par un des professeurs.

Parlons des enfants  adolescents maintenant ;  qui pour le fils se drogue et sèche les cours, pendant que sa soeur joue les Arsène Lupin à Sephora.

Chacun ne voyant pas et ignorant ce qui se passe chez l’autre. Cela va de mal et pire, et au retour de la mère, tout explose.

L’histoire est assez glauque. Lire ce livre est un suplice pour le moral. J’ai eu envie de donner des claques, de crier et de secouer tout ce petit monde, qui finalement se hait. Comment une famille peut-elle vivre dans un tel désamour ? Comment une telle trahison peut exister au sein d’un foyer ? C’est difficile à admettre, même si je sais que cela existe.

J’ai trouvé l’écriture assez hésitante. J’ai lu le livre jusqu’au bout, mais parce que j’étais coincée dans une salle d’attente pendant trois heures, je pense que sinon, j’aurai fini par laisser tomber… Un livre à oublier pour ma part.

Extraits :

“S’est-on jamais aimé ? Sait-on jamais aimé ?”

“Pourquoi se précipitait-il toujours au devant des pire ennuis ? Il avait tout : une femme dont il pouvait être fier, un peu d’argent d’avance, un job dans un secteur difficile, deux maîtresses, des enfants sans histoire, une santé épatante. POurquoi bousculer cet équilibre ? Il ne pouvait s’en prendre qu’à sa propre stupidité puisqu’il n’avait même pas l’excuse d’être véritablement malheureux.”

“Julien, depuis le début de l’année, ne fichait plus rien au collège. Les cours ne parvenaient plus à capter son attention. Il n’était pas inquiet de se présenter en classe sans rien avoir appris, sans avoir rédigé ses devoirs. Il laissait, dans les salles de classe, son esprit vagabonder des heures durant. (...) Il n’était plus accessible à grand-chose.”

“Mercier se leva et repassa dans la pièce où Julien, plus enfant que jamais, attendait anxieusement d’être fixé sur son sort. Il s’était assis sur la table d’examen, avait récupéré son téléphone dans la poche de son pantalon, jouait consciencieusement, et avait posé le couverture comme un poncho sur ses épaules nues. L’un des pans cachait sa cuisse meurtrie. Il avait remis ses chaussettes.”

“Savait-il qu’elle avait passé des heures de honte au collège ? Que de graves suspicions de maltraitance pesaient sur lui ? Comprenait-il que son fils était hospitalisé dans un service de pédiatrie, qu’on le maintenait en attente d’une mesure de placement dans un  foyer d’urgence ? Qu’une mesure judiciaire était lancée à leur encontre ? Qu’il était soupçonné d’être l’agresseur en fuite de son propre fils, et qu’on la soupçonnait, elle, de couvrir la violence de son marie, d’en être la complice ?”

 

“Son mari était-il dangereux ? Manipulateur ? Pervers ? Qui était-il vraiment ? L'avait-elle surestimé ? Sous-estimé ? Que savait-elle de lui ? Que savait-elle d’elle même ? Quelle était la responsabilité de chacun dans cette dérive familiale ? Comment se pouvait- il qu’elle n’ait rien vu venir ?

 

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