Ostwald

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Ob de3554 12 premiers romans 1

 

 

Quatrième de couverture :

« La secousse que j’ai ressentie la nuit dernière était un tremblement de terre. Les animations commentées par le présentateur du journal le montrent. Un point rose palpite sous la terre. De ce point partent des ondes roses qui font vaciller un cube gris posé à la surface, désigné par une flèche, et légendé.

Centrale nucléaire de Fessenheim. »

Évacués avec le reste de la population, Noël et son frère, Félix, se retrouvent dans un camp improvisé en pleine forêt, la forêt où ils se promenaient, enfants, avec leur père. C’était avant la fermeture de l’usine où celui-ci travaillait, avant le divorce des parents, et l’éclatement de la famille.

Cette catastrophe marque, pour eux, le début d’une errance dans un paysage dévasté. Ils traversent l’Alsace déserte dans laquelle subsistent de rares présences, des clochards égarés, une horde de singes échappés d’un zoo, un homme qui délire…

 

Ostwald est le récit de leur voyage, mais aussi du délitement des liens sociaux, et peut-être d’une certaine culture ouvrière. C’est la fin d’un modèle qui n’ayant plus de raison d’être ne peut être transmis : confrontés aux fantômes du passé, les deux frères doivent s’inventer un avenir. Peut-être est-ce la morale de ce roman en forme de fable.

Provenance : 68 premières fois édition septembre 2017

Note : 5/10

Commentaire :

Livre quelque peu déroutant où je n’ai rien compris.

L’écriture y est correcte, mais le texte nous mène à des choses différentes qui sont très confuses. Je n’ai pas accroché avec ce livre qui ne me laissera aucun souvenir.

 

“Je ne leur réponds pas. Je ne veux pas danser, parler, sourire. Ce que je veux, c’est être jaloux du rougeaud qui ne s’écarte pas de Marie pendant que Félix la serre dans ses bras, qu’elle glisse un mot dans son oreille. Une tape dans la main du rougeaud et Félix traverse la marée des danseurs. Il disparaît et ressurgit prêt de moi. Son visage, blanc dans l’éclat de phosphure qui baigne le bar.”

 

“La jeune fille s’assoit à ma place. Le fils de David vient se coller à elle, observe ses cartes par-dessus son épaule. Mais elle repousse ses conseils, elle n’en a pas besoin. Les cartes pleuvent sur le lit de camp. Elles dépeignent des scènes d’une vie ancienne, aussi étrange que l’était pour nous, il y a quelques jours le vie dans ce gymnase maintenant morne et ordinaire. Marchant entre deux rangées de lits dont le bruit énervant des radios qui répètent toutes les mêmes phrases prononcées par les mêmes voix, j’imagine les atouts qui le décrivaient.”

 

“Une grenade explose. Remontant la départementale, nous nous arrêtons sur le pont qui traverse l’autoroute. Il domine l’étang et la base nautique. De là, nous voyons lyncheurs et policiers qui s’affrontent près des containers, noyés dans un brouillard traversé de nappes jaunâtres.”

 

“Marie, elle pourrait nous le dire. Je suis sûr qu’elle comprend ce qui se passe.”

 

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