Marguerite

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Ob de3554 12 premiers romans 1

 

Quatrième de couverture :

Août 1939. Qui peut se douter de ce qui va se déchaîner, dévaster tant de vies ? Marguerite est à son bonheur, son mariage avec PIerre, son amour de jeunesse. Un mois de lune de miel dans leur petite maison de l'est de la France. Puis Pierre est mobilisé. La France est occupée. Marguerite va devoir affronter la solitude, la dureté d'un monde de plus en plus hostile, mais aussi sa propre force, l'amitié, les émotions qui l'agitent. Au contact de Raymonde, la postière libérée des contraintes sociales, ou encore de Franz, un soldat allemand plein d'humanité, elle devient peu à peu maîtresse de sa vie, de son corps et de ses sentiments.

Un roman d'une grande sensibilité sur la révélation à soi d'une femme seule pendant la guerre, sur l'affirmation de sa liberté aux heures les plus sombres de son siècle.

Note : 8/10

Provenance : 68 premières fois édition 2017

Commentaire : J'ai beaucoup aimé ce roman qui parle de la solitude des femmes de soldat. Marguerite va être jugée après la guerre par les habitants de son village,  pour avoir eu un lien d'amité avec un petit gitan, mais surtout avec un soldat allemand qui a fait preuve d'un comportement humain. Ce livre est superbement écrit et l'histoire en est passionnante.

Extraits :

Son départ, au début de septembre, l'avait laissée tétanisée, devant une béance énorme. Les premiers jours de silence avaient été autant de petits cailloux que marguerite avait jetés dans le vide avant, peu à peu, d'apprendre à se mouvoir, et à occuper sa solitude.

 

Elle lui dit que les hommes, pas plus que les femmes, ne sont faits pour la guerre. Qu'il n'y a que les puissants qui peuvent imaginer pareille vacherie pour les séparer. Elle lui dit que les femmes ne sont pas heureuses de remplacer les hommes dans les ateliers et les bureaux. Elle lui dit que les femmes ne sont pas faites pour dormir seules, loin de leurs maris, qu'elles détestent le lit glacé du petit matin, le bol de café unique qui se perd au milieu de la table, l'assiette que l'on délaisse pour manger à même la casserole, les yeux perdus dans le vague à la fenêtre de la cuisine.

 

On les observe derrière les rideaux, on soupçonne le gamin d'être un mouchard contre une poignée de bonbons, trois tranches de saucisson. On accuse l'Allemand d' "en être", de ceux qui convoitent les petits garçons.Et puis cette femme qui le recueille tous les dimanches, qui ne parle à personne, qui s'est mariée un mois avant la guerre, comme si elle avait pu ignorer ce qui allait se produire.

 

Marguerite se sent penaude devant la cuisinière. Une désagréable confusion l'envahit. Elle ne comprend rien à ce soldat allemand plus courageux que la plupart de ses voisins. Elle veut savoir pourquoi il agit ainsi, à prendre des risques qui pourraient le mener au peloton d'exéction. Pourquoi sa retenue et sa curiosité l'intriguent. 

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