Mademoiselle à la folie

 

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Ob de3554 12 premiers romans 1

 

Quatrième de couverture :

- Qu'est ce que j'ai, Mina ?

— Demande-moi plutôt ce que tu n’as pas.
— Je veux dire, qu’est-ce qui cloche chez moi ?
— Je n’ai rien remarqué.
— Si, dis-moi. Pourquoi est-ce que je n’ai envie de rien ?
— Sans doute, parce que tu as tout.
— Certains jours, je confonds les visages, pourquoi ?
— Parce que tout le monde se ressemble.

Catherine danse au sommet de sa vie. Fantasque et admirée, elle a embrassé les acteurs les plus séduisants, joué dans les plus grands films. Elle aime les autres éperdument et distraitement. Jean, son amant éternel, ministre dûment marié. Mina, son assistante, sa confidente, sa meilleure amie. Mina qui ne lui passe rien, Mina qui lui permet tout.
Pourtant, un jour, les coupes de champagne à onze heures du matin, les coups de tête irrésistibles : même Catherine n’y comprend plus rien. Tout va trop vite, tout s’embrouille. Mina fera tout pour protéger Catherine de la maladie qui ne dit pas son nom.
Car Mademoiselle veut jouer son rôle jusqu’au bout. Un peu, beaucoup, à la folie.

Mademoiselle, à la folie ! est le premier roman de Pascale Lécosse.

Provenance : 68 premières fois édition septembre 2017

Note : 9.5/10

Commentaire :

Quel livre magnifique  que ce “mademoiselle". D’une écriture simple et rythmée, l’auteur nous livre une histoire sur la fin de vie d’une actrice atteinte d'Alzheimer, quoique le mot de la maladie n’est jamais prononcé, et de sa secrétaire, véritable amie qui l’accompagne dans cette épreuve.

C’est parfois drôle, c’est tendre et surtout c’est émouvant. Le dévouement et l’amitié de Mina sont époustouflants.

Le livre se lit vite, presque aussi vite que l'évolution de la maladie dans le cerveau de Catherine. Comme la maladie, aussi, on ne peut plus s’arrêter, jusqu’au dénouement. C’est juste beau. Bref … c’est à lire pour jeter un oeil différent sur cette maladie, racontée par la personne elle-même et ses proches.

 

“Le temps me pèse, m’écrase, ratatine mon existence déjà rétrécie. Je me réduis sans me dissoudre tout à fait… je ne me résous pas .... Et pourtant, à quoi bon continuer ? Autant, je la force de bouter cet ennemi sournois qui envahit mon intelligence pour s’emparer de ma liberté. Ce que j’aimais faire, je n’en ai plus la moindre idée. Je voudrais avoir la chance de recommencer, pour ne pas tout faire de travers. Je vais prier, on ne sait jamais…”

 

“ Je voudrais tant … Comment s’appelle-t-il ? Bon sang, ce que ça peut être pénible ! Par moment, tout est facile, le nom des gens, celui des rues, et puis il y a les autres jours, les jours nus. Cette nuit j’ai préparé ma valise. J’attends que mon amoureux m'emmène dans la maison … Celle qui domine la mer … La mer ou l’océan ?”

 

“Comme j’ai décidé de ma vie je décide de ma mort. Je ne ferai pas ce film, ni aucun autre d’ailleurs, je sens bien que tout cela est fini…”

 

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