La téméraire

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Ob de3554 12 premiers romans 1

Quatrième de couverture :

Pour le rendez-vous elle avait colorié sa bouche de coquelicot en tube, poudré ses pommettes, la totale. Elle apprendra que son rouge avait bavé sur ses incisives, ravageant son sourire un brin carnassier. Bartolomeo avait trouvé Sali jolie quoiqu’un peu ridicule, elle avait quelque chose d’une tasse de porcelaine mal rangée, au bord de la chute, en détresse. »

Sali, Bartolomeo. Un amour qui dure depuis trente ans. Mais un grain de sable enraye tout : sur les sentiers des Pyrénées, Bartolomeo est victime d’un AVC. Comment l’accompagner ? Comment croire à l’avenir ? Contre l’accident fatal, il reste un seul ressort : la volonté d’une femme, qui décide de réenchanter les derniers instants de son mari.

La téméraire est un texte bouleversant qui embrasse la maladie dans une danse grave et généreuse.

Note : 6/10

Provenance : 68 premières fois édition 2017

Commentaire : Un roman que je n'ai pas apprécié. J'ai eu l'impression de ne rien comprendre au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture. Le sujet en était difficile, ce n'était peut être pas le bon moment, mais je n'ai pas accroché.

Extraits : Trente-six ans plus tard, c'est elle qui tenait Lo Meo serré contre son ventre, l'empêchant de chuter du lit pendant qu'Olga lui savonnait la nuque et les épaules. Un pavé de peine rance tomba sur ses entrailles. Un pavé aux arêtes tranchantes qui lui firent un mal de chien. Lo Meo ne s'en était pas sorti. Elle le ramenèrent sur le dos et soudain ses yeux s'attardèrent sur ceux de Sali.

Elle avait laissé filer la nuit, s'encombrer le ciel de nuages poudrés, fardés comme pour un bal d'époque, couleurs langouste, bisque, pêche et soufre. Maintenant elle va les rejoindre, dévisager son père, et crever la rognure d'innocence qui reste au fond de son ventre. Brûlée à froid comme un verrue, sans pitié, adieu la guimauve, les châteaux forts et les osselets.

Il y a, sous la peau du visage des personnes qui ont perdu quelqu'un, un bête, semblable à une pieuvre distendue, qui n'agit que dans l'ombre. Quand on lui tourne le dos, tapie sous la chair élastique, elle aspire, rumine, gloutonne, absorbe joie, présent et confiance, laissant leur visage gris, éteint. La lumière n'y revient que lorsque le regard des autres s'en mêle.

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