La plume

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Quatrième de couverture :

« Le président était à moins d’un mètre quand il se mit à dévisager le public. Il s’arrêta net sur un jeune homme assis au deuxième rang. Ce dernier le fixa d’un sourire de Joconde. Le président baissa les yeux, puis se tourna vers son ministre de l’Intérieur. La suite, nous la connaissons tous, les images ont fait le tour du monde : à vingt-deux heures trente, devant cinquante millions de téléspectateurs, le président de la République française a littéralement perdu les pédales.
Quelques secondes qui brisèrent sa carrière ; jamais humiliation ne fut si foudroyante. Dès cet instant, nous fûmes des centaines de journalistes cherchant à savoir ce qui s’était passé. La chance voulut que je sois la seule à avoir identifié l’objet de son effroi : le jeune au sourire de Joconde. »
Une fable contemporaine sur la classe politique, où tout est fiction, mais presque tout est vrai… Un roman inventif, brillant et audacieux.

Note : 5/10

Provenance : 68 premières fois édition 2017

Commentaire : Mon avis, à la moitié du livre est très mitigé, et n'évolue pas au fur et à mesure de mon avancement dans ma lecture .... Une journaliste se rend compte lors d'un débat télévisé, d'entre deux tours de l'élection présidentielle, que le futur président dévisage un jeune homme "au sourire de Joconde" dans le public. Au fils des pages, et des recherches de la journaliste, je découvre pourquoi, et surtout, à cause de qui, le président perd pied. Ce jeune homme, est, apparamment, sous les directives de son professeur, Shummer, celui qui écrit les discours du président.

"David se résigne à interroger sa messagère sans parvenir à étouffer un gémissement, pressentiment de gifle. "Bordel, David, je me contrefous de ton cours à la fac, mais qu'est-ce-que tu fous ? Le discours sur la banlieue, il est où ? Tu te moques du monde, David. Clac." David s'imagine un révolver sur la tempe dont il presserait la détente avec un soulagement certain. Pulsion suicidaire ou geste de survie : il coupe son téléphone."

"En dessous de la photo du président Debanel, bras levé devant une assemblée d'ouvriers de Micelor, une légende reprend de cours extraits du discours. Ses mots ... à lui. Ses mots devant le miroir de sa chambre. Reprendre pied, mettre bout à bout les informations pour comprendre comment son discours a pu atterrir dans la bouche du président de la république..."

Entre magouilles en tout genre et vie personnelle complètement décousue, j'ai du mal à m'attacher aux personnages. Chacun à l'air corrompu à différents niveaux.

"Sans un mot, d'un geste simple, il désigne à Debanel, la terrasse, l'invitant ainsi à l'y rejoindre. En traversant le salon, il note le drap défait sur le sofa, le coussin, le cendrier plein. A l'évidence, dans l'affaire "maillot de bain", Catherine avait pris sa revanche, transformant la président en mari : pour lui le sofa, pour elle le lit. Jean le suit, ne se pose pas de question, il devine. Si son ami vient le réveiller au beau milieu de la nuit, c'est que ce qu'il s'apprête à lui dire est assassin."

Dans la chasse aux sorcières, le but est de faire tomber le président, et chacun y va de ses coups bas.

"Ni Shummer ni Tarrand n'ont vu juste ! Pas une seconde, ils n'ont imaginé que Julien le Dantec puisse être le véritable auteur des discours ! Qu'il soit son nègre, cela ne leur a même pas effleuré l'esprit ! C'est le moment pour lui d'être bien inspiré, et, pour une fois, il l'est :"

Dans ce livre écrit d'une façon très dynamique, qui dirige l'autre ? Du professeur à l'élève, du conseiller au président, qui est le plus menteur ? Une fiction qui pourrait être une réalité et qui ne me réconcilie pas avec la politique. Un livre certes, très bien écrit, qui ne m'a plus que moyennement.

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