La librairie de la place aux herbes

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Quatrième de couverture :

La libraire de la place aux herbes est un voyage initiatique au pays des livres. Passez la porte de la librairie de la place aux herbes et laissez-vous envouter par les parcours de vie des clients de Nathalie. Tendres, drôles ou tragiques, la libraire d Uzès vous raconte ces histoires en même temps que la sienne et vous conseille ses coups de coeur littéraires.

Note :  9.5/10

Provenance : Club lecteurs de la bibliothèque de Saint André les Vergers

Commentaire : 

Ce livre est un hymne aux livres et à la lecture. Au travers son expérience de libraire à Uzès, Nathalie nous raconte des anecdotes qu’elle a vécu avec des lecteurs de passage, ou habitant  son village. C’est beau ! C’est truffé de belles phrases sur la vie et sur les livres. Les livres sont sa vie et elle transmet sa passion au quotidien à des gens tellement différents les uns des autres.

C’est un roman qui fait du bien. C’est à lire !

 

Extraits :

 

Je dois beaucoup à mes lectures. Ce sont elles qui m’ont fait grandir et choisir mon chemin, qui m’ont permis de ne pas voir le monde qu’avec mes lunettes mais aussi avec le point de vue  de ceux qui m’ont ouvert à d’autres univers, d’autres époques.

 

Ce que je ne savais pas, c’est qu’en devenant libraire, j’allais aimer autant les lecteurs que les livres.

 

J’apprécie le moment où je me retrouve seule avec les livres. J’ai alors le sentiments d’être la plus privilégiée au monde. Je suis entourée des plus belles histoires de l’humanité, des drames les plus tragiques aux utopies les plus folles. Mon imagination joue avec les lauréats des prix littéraires, mélange les époques et je deviens l’intime de ceux que j’admire.

 

L’homme qui pleure est un homme vivant, tout autant que celui qui rit !

 

Ouvrir de nuit est bien plus étrange que fermer quand tout est noir. J’ai l’impression de réveiller les livres et tous ceux qui dorment dedans; Comme je suis une grosse dormeuse, j’éprouve de la compassion pour tout ce petit monde.

 

Ce matin c’est dans le rayon des classiques qu’il y a le plus de remue-ménage. Hugo avait la tête à l’envers, Maupassant s’était retrouvé dans les polars et Racine avait rejoint la table des nouveautés.

 

Toute mon histoire de lectrice comme de libraire, me permet d’attester que les livres soignent plus en profondeur que des antidépresseurs. Ce sont eux qui peuvent réveiller le désir de vie.  Ils produisent des déplacements qui peuvent ensuite provoquer des mises en mouvement. Comme il est intime le rapport entre un lecteur et un livre ! Le temps de sa lecture, chacun est totalement libre de faire vibrer les mots parcourus et de laisser son imagination vagabonder. Libre de s’arrêter sur un mot, de traîner sur une phrase, voir de s’y endormir. Certains mots ont la douceur d’un oreiller en plumes, d’autres ont la rusticité de la terre. Les livres peuvent faire disparaître les barreaux des prisons. Au sens propre comme au figuré.

 

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