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Quatrième de couverture :

Parce que son frère s’apprête à commettre en France l’irréparable, Nadr le pacifiste se lance à sa poursuite, quitte la Palestine, franchit les tunnels, passe en Égypte, débarque à Marseille puis suit la trace de Khalil jusqu’à Paris. Se révolter, s’interposer : deux manières d’affronter le même obstacle, se libérer de tout enfermement, accéder à soi-même, entrer en résilience contre le sentiment d’immobilité, d’incarcération, d’irrémédiable injustice.
Sous couvert de fiction, ce premier roman est celui d’un homme engagé pour un autre monde, une autre société – un engagement qui passe ici par l’imaginaire pour approcher encore davantage l’une des tragédies les plus durables du xxe siècle.

Provenance : 68 premières fois édition septembre 2017

Note : 8/10

Commentaire :

4 personnages qui vivent des vies bien différentes mais dont le destin est lié….

D’une écriture plaisante à lire, ce livre dont la fin est tragique, mais prévisible, nous parle encore d’attentat, de guerre et de violence, mais il m’a donné malgré tout un bon moment de lecture. Je l’ai trouvé bien documenté, facile à lire et pas trop redondant de fait, je pense de son style d’écriture. Le mystère de la parenté de Fernando et Nadr se dévoile au fil de la lecture et rend l’histoire intrigante. J’ai apprécié ce premier roman pour son style et son écriture, mais pas pour le sujet dont je suis une peu lasse, je pense.

 

“Et pour autant c’était mieux ? Oui cela l’était. Elle avait besoin  de vide. D’espace et de vide. L’horizon, le silence, la solitude étaient-ils le plus grand lien que le monde moderne puisse offrir ?”

 

“Nous n’approuvons pas la politique de Hamas. Vous le savez. Nous avons condamné l’attentat. Mais vous n’imaginez pas non plus que les hommes et les femmes de mon pays en cage, dans une cage crasseuse, en ruine … Sont privés d’eau, d'électricité… qu’ils sont sans cesse humiliés, rabaissés, bombardés … que feriez vous à leur place ? pardonner ces mots, mais je ne crois pas que vous sachiez ce que la destruction de votre foyer signifie, l’assassinat de vos amis, des enfants de vos amis, de vos neveux et de vos nièces…”

 

“Pendant des heurs je t’ai poussé ; tachant d’ouvrir le maigre espace dans lequel tu te glisserais. Ta tête a heurté nos os, déchiré mes tissus, les tressautements de ton corps ont déchargé leur adrénaline dans nos membres ; nos muscles, mes nerfs étaient tout entiers saisis par la douleur et l'exaltation. Et tu as jailli. Enfin, pas exactement. Tu as glissé hors de moi, petite crevette visqueuse et souple.”

 

“Non, il n’y a rien à comparer. Là nous ne recevons pas de bombes, nos maisons ne sont pas détruites. Nous pouvons circuler un peu prêt librement. Du moins les hommes le peuvent. Mais nous ne sommes pas libres.”

 

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