Faux départ

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Ob de3554 12 premiers romans 1

Résumé

Ma foi, qu’est-ce donc que la vie, la vie qu’on vit ? D’expérience, elle a la douceur d’un airbag en béton et la suavité d’un démaquillant à la soude, la vie ne serait-elle qu’une épaisse couche d’amertume sur le rassis d’une tartine de déception ? Pas moins, pas plus ? C’est en tout cas la démonstration que nous livre Marion Messina, l’Emmanuel Bove de ces temps, dans Faux départ, son premier roman. À ma gauche, Aurélie, à ma droite Alejandro ! Entre la Grenobloise de toute petite extraction qui crève la bulle d’ennui dans une fac facultative, souffre-douleur d’un corps en plein malaise, et le Colombien expatrié, ça s’aime un temps mais ça casse vite. D’aller de Paris en banlieue et de banlieue à Paris, d’œuvrer comme hôtesse d’accueil, de manger triste, coucher cheap et vivre en rase-motte,  rencontrer Franck puis Benjamin ne change que peu de choses à l’affaire. Renouer avec Alejandro ne modifie guère la donne : l’amour fou, la vie inimitable, le frisson nouveau sont toujours à portée de corps, mais jamais atteints. Toujours en phase d’approche, jamais d’alunissage. Marion Messina décrit cette frustration au quotidien avec une rigueur d’entomologiste. Que voulez-vous, la vie fait un drôle de bruit au démarrage. Jamais on ne passe la seconde. Faux départ, telle est la règle.

Provenance : 68 premières fois édition septembre 2017

Note : 7/10

Commentaire :

Alejandro a 24 ans. Il est Colombien. Malgrè son jeune âge “il se sentait vieux et fatigué”. Il est étudiant à Paris et est agnet de propreté des locaux dans une résidence universaitaire. Issu d’un famille aisée dans son pays, il se retrouve à trimer pour pouvoir éudier.

Aurélie est issue d’une famille de classe moyenne. Ses parents sont fiers, ils la croient en train de réussir à Paris. Elle vit d’un travail minable et loge dans une auberge de jeunesse.

Alejandro et Aurélie se rencontrent et vivent une histoire, qu’on ne peut même pas qualifier d’amour, puis se séparent. Aurélie se met en couple avec Franck. Bonne situation, bel appartement, il lui offre tout le confort d’un couple installé, mais l’amour n’est pas au rendez vous. Elle rencontre Benjamin qui vit de petits boulots.

Puis, Alejandro revient dans sa vie. La grande histoire d’amour va-t-elle enfin être d’actualité ? Vont-ils enfin trouver le bonheur ?

Dans un esprit de satyre sociale, l’auteure nous livre la déchéance de deux jeunes gens perdus qui se cherchent, dans un vrai faux départ dans la vie.

Les mots sont parfois vulgaires, notamment quand elle parle de sexe. l’amour est raremnt beau, mais souvent vulgarisé.

Ce livre est probablement truffé de choses véridiques sur des situations professionnelles, des problèmes de logement, et c’est ce qui rend ce livre quelque peu humain. J’ai failli décrocher et même, abandonner, mais j’ai eu trop envie de savoir où allait Aurélie.

Ce livre, même si il est très rabat joie, est interessant de par la réflexion qui es ressort.

Loin d’être distrayant, ce premier roman est une découverte enrichissante, du moins, de mon avis personnel.

 

“Il s’en voulait de ne pas réussir à profiter de sa présence comme elle l’aurait mérité. ELle était arrivée dans sa vie trop tôt ; elle était trop fraîche, trop naïve, trop jeune pour pouvoir ke contredire et participer à la conversation plutôt que s’en abreuver.”

 

“Elle se sentait connectée à tous les balayeurs, soudeurs, employés du batîment, dame pipi, chauffeurs de bus, distributeurs de journaux gratuits qui travaillaient déjà quand elle se réveillait.”

 

“Le hasard l’avit placé sur sa route et lui avait offert un logement, mais elle se sentait illégitime dans ce jeu amoureux dans lequel il l’avait placée. Tout était trop fort, trop rapide, trop planifié.”

 

“Je suis tranquille, j’ai des responsabilités, je suis proprio dans une ville qui coûte la peau du cul, dans laquelle les gamines comme toi sont tributaires de vieux paumés comme moi pour ne pas être dans la rue.”

 

“Tu ne comprends pas, je ne peux pas, c’est physique ! Je suis façonné pour tout faire à l’arrache, pour ne jamais rien prévoir, pour m’adapter, pas pour planifier. Vous pensez à votre retraite à dix-huit ans, vous prospectez pour la nounou à peine le test de grossesse réalisé, vous réservez vos vacances un an avant …”

 

 

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