Danser au bord de l'abîme

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Quatrième de couverture :

Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie. 
Aussitôt, elle sait. 

 

Note : 8/10

Provenance : Club lecteurs Bibliothèque Municipale de Saint André les Vergers.

Commentaire : 

Telle la chèvre de monsieur Seguin de Daudet, Emma, femme accomplie, se sent venir une envie de liberté, quand elle rencontre par hasard Alexandre dans la brasserie Saint André à Lille où elle vit. Petit à petit, ils vont tomber amoureux et décider de tout laisser tomber, femme, mari, enfants et travail, pour partir ensemble.

Mais le destin va en décider autrement.

Emma va se retrouver seule (ses enfants, sa mère, la renient et ne veulent plus la voir). Elle va faire de nouvelles rencontres, survivre à sa solitude.

Le  nouveau drame qui va se jouer va l’aider à retrouver son mari et ses enfants. Va t elle retrouver sa place de mère et d’épouse ?

 

La première partie du livre est écrite comme un compte à rebours, les chapitres sont numérotés par ordre décroissant. Puis la nouvelle vie d’Emma ayant commencé, nous reprenons le cours normal des chapitres.

J’ai aimé ce livre, entrecoupé d’extraits de la chèvre de monsieur Seguin d’Alphonse Daudet que j’aime beaucoup lire et relire.

Ce roman est bien écrit, c’est rythmé, mélancolique, sans être triste. Emma, comme Blanquette, va tout tenter pour être libre, au risque de sa vie (l’image m’a plu).

C’est beau, c’est vrai, ça se lit bien, c’est un bon livre !

 

Extraits :

 

J’avais pourtant hésité avant d’entrer dans la brasserie, failli renoncer. J’étais alors une femme mariée, une mère comblée ; j’étais encore une femme aimée, une femme fidèle - pourquoi m’exposer à un inconnu, chercher à être vue de lui. Pourquoi ces picotements dans mes doigts. Au bout de mes seins.

 

Il y a des hommes qui vous trouvent jolie et d’autres qui vous rendent jolie.

 

Et tellement déraisonnable - mais n’est ce pas la déraison parfois qui a raison ?

 

Les mots de Christelle Massin avaient été violents. Un angle mort. Il était mort dans un angle mort. Il avait été invisible aux yeux de quelqu’un, alors que moi je n’avais vu que lui.

 

Je sais maintenant que le deuil est un amour qui n’a plus d’endroit où se loger.


Une femme et un homme se rencontre dans une brasserie. Ils quittent tout sur un coup de tête l’un et l’autre, époux, épouse, enfants, travail, pour vivre ensemble.

 

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