Ces rêves qu'on piétine

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Ob de3554 12 premiers romans 1

 

Quatrième de couverture :

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

Provenance : 68 premières fois éditio septembre 2017

Note : 8/10

Commentaire :

Ce premier roman nous livre deux histoires parallèles, en plein dans la tourmente de la seconde guerre. Les chapitres sont entrecoupés de lettres d’un père à sa fille.

Les personnages sont une grande dame, une petite fille juive qui fuit et un père qui cherche sa fille.

Ce livre est écrit en phrases courtes qui claquent, sèches comme la violence qui s’en dégage et que l’on ressent tout au long de cette histoire. L’auteur nous raconte avec talent l’inracontable de la guerre.

C’est à la fois dur et tendre mais l'incompréhension de cette violence reste présente, un fois ce livre refermé. J’ai appris des choses dans ce roman que je ne connaissais pas, notamment sur cette femme nazie.

 

“Aimé et les autres savent qu’ils vont mourir, tous les mille. Tous les anciens du camp et ceux qui les ont rejoints la veille.”

 

“Plongée dans ce bunker. Se résoudre à la fin de se défaire de tout, tout ce qui avait fait d’elle une grande dame, respectée, exaltée, prise pour modèle par des millions de femmes.  Magda n’aura plus de printemps, ni de villa, ni de jardi, ni de jasmin.”

 

“Elle lisse son tailleur sur ses hanches. Elle a porté beaucoup d’enfants. Sept en tout : Harald, Helga, Hildegarde, Helmut, Holdine, Hedwig, Heidrun. Les prénoms des six dernier commencent par un “H”, à la gloire de ce régime qui a fait d’elle une grande dame.”

 

“Dénombrer, c’est attirer le “mauvais oeil”. On ne démontre pas les juifs. On ne les désigne pas. Ils sont. Ils existent. Ils vivent. Les chiffres qu’on leur a tatoué sur la peau sont une désignation mortelle, un doigt comptable qui les livre à la mort. On ne compte pas les juifs.”

 

“Pourvu qu’Helga cesse. Montrer le bon exemple. Apprendre à étouffer ses doutes, les jeter, s’en débarrasser,. Le poids des mots est un fardeau. Les doutes détruisent. Les certitudes élèvent. Les ambitions, la volonté, la force et le courage font la grandeur.”

 

“Ava pleure des larmes rentrées, enfouies. Elle crie, elle hurle sans émettre un seul son parce qu’elle retient tout dedans, au bide au creux, dans la paume des ses mains serrées comme les mâchoires d’un étau? Elle est toute seule maintenant.”

 

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