Mousseline la serieuse

Mousseline la sérieuse de Syvie Yvert

Mousseline la sérieuse, c’est le nom que lui donnait sa mère, Marie Antoinette. De son vrai prénom Marie Thérèse Charlotte, elle est la fille de Louis XVI, roi de France et Marie Antoinette, seule survivante de la famille, quand ses parents sont emprisonnés, puis guillotinés et son petit frère, le dauphin, décédé.
Dans ce livre, l’auteur nous raconte, à la première personne, comme si elle était Mousseline, la vie de la petite fille, puis de la femme qu’elle était, la prison, l’exil et les drames qu’elle a vécu.

Pas spécialement fan des livres d’histoire, j’ai beaucoup aimé ce livre, qui fait partie des rechapés des 68 premières fois, ou j’ai appris des faits de façon très plaisante, pas du tout ennuyeuse. L’écriture de ce récit est très agréable à lire. J’ai pris un réel plaisir à découvrir la vie de cette princesse, qui n’a pas été de tout repos. Elle a vécu des moments terribles dés le plus jeunes âge, et presque jusqu'à la fin de sa vie. 

Un très bon premier roman historique touchant et fort agréable à lire.

Extraits :

A onze heures, Montmirail fut atteint. De plus en plus confiant, mon père ne pensait pas pouvoir en être reconnu. Pourtant des cavaliers étaient déjà à ses trousses sur ordre de l’Assemblée. Nous avions dîné de poulet dans la voiture, jetant les os par la portière et partageant nos victuailles avec les gardes du corps. Charles et moi, enchantés de l’aventure, descendîmes deux fois pour nous dégourdir les jambes, tandis que mon père s’entretenait avec des paysans. On a beaucoup dit qu’il avait là perdu du temps, mais c’est oublier qu’il faisait très chaud et que Charles et moi devions souvent nous rafraîchir.

A sept heures du soir, enfin nous fûmes autorisés à le rejoindre pour une ultime visite.
Ce moment cruel, au cours duquel je donnai pou la première fois libre cours à ma douleur, et dont je ne me suis jamais complètement rétablie, n’eut pas de témoins oculaires. Mais cette scène d'adieux déchirante, qui dura près de deux heures, ne nécessite pas une grand imagination pour mesurer combien elle fut tragique.

Si de l’étonnement général, je n’ai pas évoqué mes derniers mois au Temple dans mon écrit de jeunesse, c’est parce que, seule survivante, je ne me sentais pas autorisée à partager le martyrologe. Comme je je ne pouvais plus parler que de moi-même, la plume m’était tombée des mains.

Lorsque nous atteignimes Fontainebleau, j’appris que la royauté était tombée et que mon oncle était désormais réfugié au château de Rambouillet. Il avait retiré ses ordonnances, mais c’était trop tard. Je me sentis faiblir. Un abîme s’ouvrait sous mes pieds. Contrainte de partager les souffrances de Louis XVI, d’accompagner Louis XVII en exile, j’allais devoir suivre de nouveau un roi déchu ! Étrange destinée...

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