Comme neige

Comme neige de Colombe BONCENNE

Intrigant ce livre !!!

Constantin Caillaud est marié à Suzanne. Ils ont deux enfants et vivent la vie de monsieur et madame tout le monde. Il travaille dans une maison d’édition en tant que comptable. Il se proclame “comptable/lecteur”. Constantin a une maîtresse, Hélène, avec qui il partage sa passion pour un auteur, Émilien Petit.
Lors d’un week end avec sa femme, Constantin trouve, chez un bouquiniste, un livre inédit de son auteur favori, “neige noire”. Il le dévore pendant sa nuit à l'hôtel.
A son retour, il renoue avec sa maîtresse sous prétexte de lui parler de ce livre, mais il ne remet pas la main dessus. Le livre semble perdu. Hélène le met au défit de le retrouver. Constantin se lance alors dans une enquête, tel un grand détective. Il fait des recherches sur Internet, contacte la maison d’édition et les amis auteurs de cet Émilie Petit. Ce livre semble ne jamais avoir existé...il s’est volatilisé et reste introuvable !
Mais ce livre a-t-il réellement existé, ou sort-il tout droit de l’imagination de Constantin ?
Constantin se met à lire tous les livres écrits par Émilien Petit, espérant trouver un indice, mais en vain.
Il est tourné en dérision par des chroniqueurs dans le journal “le monde”, suite à tous les contacts qu’il a pu avoir lors de ses recherches.
Mais quel est donc ce mystère ? 

Ce premier roman de Colombe BONCENNE, est un petit chef d’oeuvre. Une fois ouvert, je n’ai plus eu envie de le quitter avant de savoir si Constantin avait rêvé ce livre, ou si il existait vraiment. D’une belle écriture, pleine de fraîcheur, elle nous décrit la passion d’un lecteur pour un écrivain, à la limite du fanatisme. Un joli livre qui joint l’imaginaire au réel. Une belle intrigue qui sort de ce que j’ai pu avoir l’habitude de lire. Un vrai coup de coeur !


Extraits :

Je nourrissais d’ailleurs le projet  de monter ma petite affaire dans la restauration, un endroit où je servirais, entre autres, les huîtres de mon père, et où les murs seraient remplis d’étagères de livres à disposition des clients.

Nous formions désormais un couple de solitaires, que seuls les agacements quotidiens semblaient unir.

Mon repos fut agité. Je rêvai que je marchais dans un couloir dont les murs étaient couverts de bibliothèques animées : les volumes sortaient de leurs rayonnages, voletaient autour de moi; s’ouvraient et se fermaient d’un coup sec, telles de grades bouches qui me convoitaient.

Soudain, il n’hésitait plus sur le titre de ce mystérieux écrit. “La question importante est la suivante : écrire des romans, est-ce se donner soi-même en pâture aux plumitifs des journaux - oh, pardonnez-moi, je ne voulais pas être désagréable! -, puis aux lecteurs qui ne sont pas moins volages ?”

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