Ahlam

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Ahlam de Marc TREVIDIC 

Paul, célèbre peintre s’installe en Tunisie. Il se lie avec un famille qui vit dans un village de pêcheurs. Dora, la mère de famille tombe gravement malade et le seul espoir de la guérir est de l'emmener se faire soigner en France. Paul l’accompagne, et fait des pieds et des mains pour faire venir son mari, et ses deux enfants. Les démarches administratives sont longues et fastidieuses et Dora décède avant d’avoir revu les sien. Avant de fermer les yeux, elle fait promettre à Paul de s’occuper des siens. Paul revient en Tunisie et tient sa promesse. Il devient très ami avec le père qui est pécheur, et s’occupe des deux enfants Ahlam et Issam. Ils les initient à la peinture et à la musique, et veut les rendre célèbre en les emmenant en Europe. Mais Issam, le garçon, refuse, influencé par ses amis. Au grand désespoir de son père et de sa soeur, il disparaît pour s’enrôler avec les Djadistes.
Paul et Ahlam, malgré la différence d’âge, vont tomber amoureux....

Une beau livre, qui nous livre les différences entre les hommes et les femmes dans les pays musulmans et comment l'enrôlement chez les barbares peut être simple. Jusqu’où peut aller un jeune homme, sous l’influence de ces soldats assassins ? SAISISSANT !

Extraits :

Il fallu à Paul une semaine entière pour mettre son système au point sur le papier. Ce n’était pour l’instant que de la théorie, un ensemble de règles. Le poésie était pour Paul un univers ordonné et idéal pour son ordonnancement. Ce n’était pas la beauté qu’il y recherchait en premier lieu mais l’harmonie entre des éléments hétérogènes, entre les mots, les assonances, les contre-assonances, les rimes masculines et androgynes. C’était que l’on puisse trouver par le mélange des mots et des sonorités une harmonie quand même, une organisation intelligente visant à atteindre la perfection.

Issam souriait en regardant Ayman. Il faisait nuit. La fenêtre grande ouverte n’apportait quelques bouffées de chaleur. La seule lumière était celle de l’ordinateur qui éclairait le visage d’Ayman. Ce visage était doux, presque lisse. Il n’avait pas de défaut. C’était le visage d’un homme de vingt-cinq ans qui ne se laissait pas emporter par les sentiments. Issam trouvait qu’il ressemblait à Ben Laden sur les photos anciennes, un mélange de détermination et de douceur. La voix d’Ayman ressemblait à celle du Lion de l’Islam, une musique douce et ferme.

Mais comment le pourrait-elle ? Elle n’est qu’une femme, et, comme toutes les femmes, elle est faible et impure. Comment veux-tu quelle fasse dans un monde impie où la tentation est partout ? C’est à nous de construire une société islamique. En attendant, tu ne peux pas lui demander d’être propre au milieu de la fange. Tu ne dois pas lui en vouloir.

Les résultats des élections d’octobre plongea Alham dans un profond désarroi. Même si En Nahda n’avait pas la majorité absolue, elle avait gagné les élections. Comment les Tunisiens avaient-ils pu confier la charge de rédiger un Constitution à des islamiques qui considéraient les femmes comme des sous-hommes et la démocratie comme un tremplin pour instaurer la charia ?

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Commentaires (1)

Joëlle
J'ai beaucoup aimé aussi même si je n'ai pas été emballée par l'écriture, le sujet est super intéressant et instructif.
Bravo pour ce blog tout nouveau , tout beau !

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