Bonneville

Bonneville de Laurent SAULNIER

 

9782842638610

Le résumé de l'éditeur

 

C’est l’histoire d’un mec dans une auto avec des idées noires et un fort pétage de fusibles. Pourtant, au départ, rien que du paisible : une maman poule plutôt revêche qui pèse son poids d’amour étouffant sur ses deux poussins qu’elle gave de poulet, un père bientôt décédé, tout en rêve et qui se lance dans la grande aventure : acheter sans rien dire à personne une belle américaine, une vraie, une grande, une Pontiac Bonneville, trois cents chevaux et huit cylindres en V majuscule qui devient l’icône, le totem et l’emblème de la famille. Une danseuse tout en acier fin et pur nickel qu’il faut néanmoins gaver de pétrole « autant qu’un char Sherman » et bichonner à mort. Trop belle pour nous ! Si belle qu’on finit par l’admirer plus que la piloter, cette maîtresse coûteuse et défaillante. Mais peu à peu, depuis la pompe où il gagne petit, le fils de la maison, un drôle à problèmes, long comme un devis de chauffagiste, se sent pousser des ailes de chrome : à nous deux la route et la vie inimitable. Pourquoi pas moi. Et voilà notre héros lancé on the road, se rêvant le Clyde de cette Bonnie sur coussin d’air. L’aventure, hélas, va donner dans le saumâtre. Pour son premier roman, Laurent Saulnier a verrouillé les portières et bloqué les freins, on respire à peine et le mur se rapproche, ce qui ne l’empêche pas de siffloter sur le fil d’un rasoir romanesque tranchant et fatal. Vous êtes prévenus !

 

Au début du livre, j'ai trouvé cela "gentillet". Je me prends même à me croire dans une saga à la "Pagnol", où l'auteur nous décrit un petit garçon qui grandit au mileu de sa famille en compagnie de cette fameuse voiture, une Pontiac de 1969. Le père meurt, le fils reste avec sa mère et Bonneville (la voiture) qui a rendu son tablier et ne veut plus rouler.

Mais, voilà que cela dérape, le jour où sur un parking, notre homme tue une personne et un chien avec la Ford qu'il conduit.

Vont s'ensuivrent des gestes de folie et d'angoisse.

Un jour, un homme vient, inspecte Bonneville et l'embarque pour la réparer. Mais cela va tourner à la parano pour notre narrateur, et de sa mère au garagiste, en passant par le boucher, tout le monde semble l'accuser et vouloir le dénoncer "la situation empirant, il était grand temps d'arrêter les frais : Je ne me sentais pas la vocation d'un assassin, et tant pis si le boucher avait confié ses doutes à quelqu'un, pas question d'enfoncer mon bras plus avant dans l'engrenage de la violence."

Sa soeur va essayer de lui faire avouer ses faits. Mais un évènement va tout changer...

A travers tous ses rêves et ses cauchemards, notre héros assassin va t il sen sortir ? Crime ou folie, à la fin du livre, j'avoue que je ne sais plus trop.

Un livre, quoique un peu déjanté, qui se lit comme une enquête policière. C'est écrit à la première personne; la lecture est plaisante, l'intrigue interessante. Même si je n'ai pas toujours compris la place de la voiture ; "imaginaire" ou "réelle" ? Ou juste un moyen de s'évader de cette folie pour notre narrateur ? Probablement !

J'ai pris plaisir à lire ce livre que j'ai lu d'une traite.

Un premier roman qui m'a donné un bon moment de lecture.

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