Quand le diable sortit de la salle de bain

Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie DIVRY

Ce livre raconte, d’une manière libre et humoristique, les tribulations d’une chômeuse. C’est de cette façon que Sophie nous présente son roman dans le bonus à la fin du livre.

Sophie est écrivain, elle est aussi au chômage. Elle nous raconte ses déboires avec l’assurance chômage, avec ses fiches de salaire qui n’arrivent pas, contrairement à ses factures, qui elles, continuent de remplir la boîte aux lettres, de l’argent qui manque à la fin du mois, puis ensuite en début de mois, la recherche de petits boulots en attendant de trouver enfin un vrai travail et la faim qui la tenaille un peu plus chaque jour...

Ce livre sur les journées d’une chômeuse reflète tellement la réalité, que j’en ai souris, mais  j’ai aussi été bien souvent révoltée et scandalisée.
J’ai trouvé ce roman d’une drôlerie et d’une fraîcheur superbes. Le texte est plein de fantaisie, j’y ai trouvé des textes sous forme de dessin, des lettres (consonnes notamment) qui se promènent dans les pages, et surtout découvert des mots inventés par l'auteur comme dans les livres pour enfants.

Ce livre parle de choses réelles et tourne en dérision le vécu de milliers de personnes. Comme dit le proverbe : mieux vaut en rire !

Ce livre est un vrai moment de bonheur. 

Extraits :

Mes pleurs finirent par sécher. La question de la facture Véolia Eau (que la lèpre assèche leurs testicules !) se dilata dans les airs. Une question secondaire m’animait. Pourquoi avais-je donc ouvert cette fichue boîte aux lettre ? Pourquoi cette précipitation à regarder mes e-mails, à vérifier si je n’avais pas de messages, pas de SMS…
Peut-être, proposafit ma mère, parce que tu aimerais que quelqu'un pense à toi ….


Lire était le seul moyen de m’extraire de mon corps, même si la faim ne s’oublie jamais.

C’était extraordinaire. Sa bouche riait, la langue se tordait, les dents se gondolaient, les amygdales se marraient, la glotte se déridait, tout riait, tout riait en lui. Je m’étais cachée sous un rail pour observer ce spectacle hallucinant. Le rire descendait dans l’œsophage, passa dans les poumons hilares, l’estomac ricana, les reins s'esclaffèrent, le diaphragme se plia en deux, l’intestin pouffait, le côlon se cognait, les genoux tremblaient, le cœur gloussait, la rate se dilatait, le rectum se tapait le cul par terre de rire. Ce fou rire était si sonore qu’il me sortit du sommeil.

Mais ne nous trompons pas, ce n’est pas le chômage qui est drôle, c’est la littérature qui peut être une fête.

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