Le mystère Sherlock

Le mystère Sherlock de J.M ERRE

Un mystère à la Agatha Christie qui fait référence aux “dix petits nègres”.
Onze personnes universitaires qui participent à un colloque sur Sherlock Holmes, se retrouvent enfermés dans un hôtel en Suisse à la suite d’une avalanche.
Ils disparaissent ou meurent les uns derrière les autres. Mais qui est donc l’assassin ? Mystère !!!

J’ai trouvé ce livre drôle et original.
J’ai passé un bon moment de lecture avec des personnages aussi différents et loufoques les uns que les autres. L’intrigue ne se dévoile que sur les dernières pages. Un régal de bonne humeur ! À lire.


Extraits :

Mais tel un Moïse sans barbe ouvrant la voie vers la Terre promise, je suis allée plus loin en soutenant que Mme Hudson participait activement à la résolution des énigmes de son Sherlock. Qu’elle était non seulement l’élue de son coeur, mais aussi son alter ego ! Pour cela, je disposais d’une arme imparable qui les a tous laissés sans voix. Un document exceptionnel que j’ai remis au professeur Bobo : les carnets intimes de Mme Hudson que j’ai exhumés parmi un stock de vieux papiers en vente sur eBay !

Mais enfin, vous ne lisez rien en dehors de Sherlock Holmes ? Vous n’allez jamais au cinéma ? Le beau gosse arrogant meurt toujours parmi les premiers ! Au delà de la portée morale qui satisfait le public - “Bien fait pour lui, ça lui apprendra à être prétentieux”- , ça ôte au groupe son leader naturel et ça oblige à une réorganisation des relations. Qui va prendre la tête ? Qui va récupérer la Beauté du groupe ? Les questions fondamentales, quoi …

Sous le choc, Perchois fut projeté dans les bras de McGonaghan pour un câlin inattendu. Eva dit fouiller son corsage à la recherche d’un poisson qui y avait trouvé refuge. La méduse choisit un nouvel hôte  en atterrissant sur Dolorès, mais la fougueuse fit tournoyer la gélatineuse au-dessus de sa tête  avant de l’envoyer repeindre un mur. Quant au corps de Bobo, il gisait au milieu des poissons-clowns bondissants qui manifestaient sans pudeur leur allergie à l’oxygène. Fin tragique pour le phare des holmésiens qui, après les mamours de la méduse, ressemblait davantage à un dessert anglais qu’à un professeur français.

L’avarice ? Impossible ! J’ai toujours dépensé plus que je gagnais ! D’ailleurs, c’est pour ça que je n’ai jamais commis la luxure.

Celui qui la méritera, c’est celui qui sortira vivant d’ici. En attendant, je vais reprendre sous vos yeux ébahis ma théorie sur Holmes. Comme je l’ai dit dans la salle de réunion, je voudrais redorer l’image des holmésiens pour les les personnes comme Audrey ici présente arrêtent de nous voir comme une secte de joyeux farfelus.
“Secte de joyeux farfelus”, c’est un peu exagéré, fis-je. Je n’ai jamais dit que je vous trouvais “joyeux”.

McGonaghan reposait sur le dos et sur la moquette, dans un délicieux papyjama troisième république, l’air endormi, un couteau de cuisine planté en plein coeur, avec ce qu’il fallait de sang pour donner du relief au tableau. Un meurtre sans chichis, un peu classique sans doute, mais ce besoin d’originalité à tout prix qui est la marque de notre époque n’est-il pas le signe d’une société désorientée ? Là meurtre moderne, c’est un peu comme la nouvelle cuisine : on va chercher des influences un peu partout, on fait des mélanges et, Neuf fois sur dix, on est déçu. Là on avait un bon vieux crime à l’ancienne, une valeur sûre. Le surin dans le plapitant, c’est le pot au feu du meurtre.

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