Deux jours de vertige

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Il faut d’abord franchir les murs de cette élégante maison de campagne où se réunit une bande d’amis le temps d’un week-end ; puis repérer la belle et flottante Sara, juste au moment où elle apprend que l’amant qui l’a précipitée dans un état d’errance en la quittant sera de la partie. C’est là, au coeur des émois de Sara, que se joue l’essentiel de ce roman qui s’attache moins à raconter des événements qu’à se livrer à une minutieuse description des états de l’être dans sa perméabilité et ses imperceptibles fluctuations au gré des rencontres, de la lumière du jour, du temps qu’il fait.

 

Le désir de trouver un équilibre dans cette mouvance infinie, ballotté dans une incessante agitation intérieure, confronté au monde et en premier lieu à l’autre, tel est ce qu’Eveline Mailhot parvient à rendre palpable dans ce huis clos psychologique vertigineux.

 

Après son recueil de nouvelles, L’amour au cinéma, Eveline Mailhot signe avec Deux jours de vertige son premier roman.

 

« Je suis restée immobile, frissonnante de froid, retenant mon souffle. Je ne voulais pas qu’il m’entende bouger. Je préférais que tout s’arrête maintenant. Que demain n’arrive pas. Et qu’ils se souviennent un peu de moi. »

ILS EN PARLENT…
  • « Au carrefour de leur vie ces deux jours vont tout changer pour eux. (…) Une écriture très fine, très subtile. »

    Grégoire Courtois. La Librairie Francophone. 16 avril 2016
  • « Il y a une simplicité déstabilisante chez Mailhot : tant dans une écriture qui ne force rien et qui montre pourtant beaucoup qu’avec une histoire banale et un lieu statique qui, toutefois, nous fascinent tant les réminiscences qui les accompagnent ont un parfum d’authenticité. Dans une concision narrative assez billante, l’auteure parvient à dresser un portrait de société plutôt fascinant, celui des faux-semblants, des jalousies jalonnant l’amitié, des fantasmes peuplant trop souvent nos fraternités. »

    Jérémy Laniel. Voir. 3 juin 2016
  • Tout l’art de la romancière réside dans la mise en scène de leurs retrouvailles, sur le fil du rasoir, sur fond de souvenirs douloureux et de malentendus. Un très plaisant moment de lecture.

    D.P.. L’Express Styles. 16 juin 2016

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