C'est où le nord

Un livre bien sympathique avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture.

L'heroine a 24 ans et elle est professeur dans un collège. Elle a un petit ami. Le livre nous embarque dans la vie sentimentale de cette jeune femme. Il y a aussi l'intrigue des santons, donc nous découvrons la signification à la fin du livre.

Extraits : 

 

               – Je vous jure, madame, le Télé-Achat, c’est pareil que la vie.
                     – Comment ça ?
                     – C’est jamais comme à la télé.
                    
J’ai vingt-quatre ans, je suis pour la première fois professeur de français au collège Saint-François-d’Assise et complètement dépassée

Je comprends tout à coup que lui et moi, on n’habitera plus jamais dans les mêmes rêves.

On a bien compris, madame ! Un COI, c’est une grand-mère qui a besoin d’un gros pour porter son panier !

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Article "lire" mai 2016

Un récit initiatique qui fait du bien par la fine drôlerie et l’énergie de sa jeune plume.

Katherine Pancol a une petite protégée. Elle s’appelle Sarah Maeght, a 24 ans, et vient de publier le roman le plus joyeux du printemps. Sa prouesse? S’inspirer des qualités de sa marraine sans hériter de ses défauts. Les deux femmes se sont liées d’amitié il y a dix ans, lors d’une séance de dédicaces. A l’époque, Sarah était collégienne. Aujourd’hui, elle est professeure de français. Comme l’héroïne de ce livre qui se lit d’une traite et allie humour et finesse, intelligence et légèreté.

C’est l’histoire d’Ella, une jeune enseignante un peu paumée.

Depuis qu’elle a quitté Dunkerque pour s’installer à Paris, rien ne se passe comme prévu. Victor, son grand amour du lycée, est brusquement reparti chez lui, la laissant seule, déboussolée, dans leur deux pièces du quartier de Belleville. Sous l’oeil scrutateur de Klaus, son poisson rouge, et avec l’aide de Théo, son meilleur ami gay, la voilà qui se démène pour affronter les difficultés de sa nouvelle vie. Virées nocturnes à Ménilmontant, interrogations existentielles au café du quartier se mêlent habilement au quotidien du collège Saint- François-d’Assise. Certes, ses tribulations ressemblent à celles de bien d’autres jeunes femmes de son âge. Mais elles sont contées avec tant de drôlerie, de sincérité qu’une fois refermé le livre on se prend à rêver qu’Ella, devenue notre amie, nous raconte la suite de ses aventures parisiennes.

D’autant que Sarah Maeght compose en évitant les écueils habituels du genre populaire : pas de fils blanc, pas de clichés, pas de formules convenues qui viendraient affaiblir sa prose débordante d’énergie. Confiant et enthousiaste, servi par des dialogues particulièrement réussis, le récit file, va de l’avant et rebondit. Et lorsque surgit, comme tombée du ciel, la magnétique Cléo, l’écriture se teinte soudain d’une tendre, gourmande poésie. Ella croyait aimer les garçons, mais Cléo fait tourbillonner son coeur. Cléo et sa peau douce, parsemée de tâches de rousseur... Et si c’était avec elle qu’elle retrouvait le nord?

En filigrane de ce roman d’initiation très actuel, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine. Cette génération de « vingtenaires », jeune, urbaine, festive, individualiste, ultraconnectée... Celle que l’on dit désenchantée. Celle qui, le soir venu, trinque à la terrasse de milliers de cafés, mais reste encore trop absente des romans français.

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