Les oiseaux de passage

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Les oiseaux de passage de Bénédicte des MAZERY

Que dire de ce livre qui ne m’a pas vraiment conquise ?

Jacques est conduit a “la petite roquette”, où il est incarcéré avec d’autres enfants. Il va y vivre et/ou survivre avec ses camarades de prison. Entre la maladie, la faim et la maltraitance, ces enfants essaient de se construire une vie et de fonder l’espoir de s’en sortir un jour. Cela se passe en 1838 sous Louis Philippe... C'est édifiant !

L’histoire aurait pu être intéressante, voir passionnante, mais je n’ai pas accroché à cette écriture un peu fade.
Je me suis ennuyée en lisant ce livre qui manque un peu de vie, qui, pourtant avec tous ces enfants ...

Extraits :

Saisi par le froid glacial qui s’infiltrait jusque dans ses os, Jacques tremblait de tous ses membres. On pouvait mourir ici, on mourait ! Il l’avait vu de ses propres yeux. Et personne ne venait à votre secours … Il leva le visage vers la Vierge, guettant désespérément un signe d’espoir, mais il ne rencontra qu’un regard de marbre au-dessus d’un sourire glacé.
Et si Dieu n’existait pas ?
Il suffoqua à cette idée.
Et si la Vierge n'existait pas ? Et si tout cela n’était que vannes et jaspineries sans fondement, comme le prétendait Narcisse ?

“ C’est bien, mon petit, c’est bien. Continuez ainsi. Savez vous, précisa-t-il en se retournant vers les inspecteurs, qu’en moins d’une année nos jeunes détenus lisent et écrivent parfaitement sur là où deux années sont presque  toujours nécessaires dans nos écoles publiques ? Il faut dire que ces enfants ont en général une intelligence plus éveillée et étonnent par leur précocité.”

“Mais on le sait, les paresseux et les indisciplinés sont toujours plus rusés que les bons élèves.”

Mot magique, mot merveilleux qui chaque fois produisait la même réaction… L’enfant cessa son manège, ses joues se coulorèrent, ses yeux brillèrent d’un éclat nouveau, et, sur son visage, une expression de joie indicible se répandit soudain qui transforma aussitôt l’attendrissement de Bertin en une décision définitive. Il allait se battre pour faire sortir ce garçon, oui, et il prendrait soin de lui jour et nuit, il le ferait soigner par les meilleurs médecins et il guérirait.

Oui, l’enfer régnait dans cette rue prédestinée, pour ces enfants déposés à la nuit dans la tour d’abandon d’un hospice, ces petits qui de leurs grands yeux regardaient muettement leur mère actionner la cloche avant de s’enfuir, ou bien qu’on trouvait en pleine rue, exposés à la pitié des passants. Qu’ils aient été enveloppés dans des linges soyeux ou recouverts des lambeaux d’un vague tissu, que leur prénom fût brodé sur un lange ou que personne n’ait daigné nommer leur existence, tous étaient logés au même hôtel de l’abandon.

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