Le reste de leur vie

 

Le reste de leur vie de Jean - Paul DIDIERLAURENT

C’est un roman intergénérationnel que nous livre l’auteur, plein de tendresse.

Ambroise, fils d’un prix Nobel est embaumeur, il vit avec sa grand - mère Beth. C’est une pâtissière hors paire qui fait des pâtisseries bretonnes pour tester les petites amies de son petit fils. Ambroise aime son métier et le fait avec passion et application. Ses morts doivent être beaux aux yeux de leur famille. Manelle est aide à domicile auprès de personnes âgées. Samuel est un vieux monsieur qui apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable qui lui donne de grosses migraines et qui, au dire des médecins, ne lui laisse que peu de temps à vivre.
Un jour, le patron d’Ambroise lui demande de partir en Suisse avec le corbillard, afin de récupérer et de convoyer un corps. Il sera accompagner du frère jumeau du défunt qui fera l’aller avec lui. Ambroise, ne voulant pas laisser sa grand mère seule (c’est lui qui lui fait ses piqûres d’insulines), décide d'emmener la vieille dame dans son périple, et ainsi lui faire voir le jet du lac de Genève.
En fait, il s’agit de conduire Samuel dans son dernier voyage. Le vieil homme a décidé de recevoir une injection à Morges, en Suisse, qui le fera mourir dans la dignité, sans aucune souffrance. Samuel à vécu dans les camps de concentration et ne veut pas mourir dans d’atroces souffrances. Seule Manelle est au courant de son souhait et ne veut pas en entendre parler. Elle refuse d'accompagner Samuel.
Ambroise, Beth et Samuel, prennent la route pour la Suisse, où Manelle, prise de remords, les rejoint lors d’un arrêt sur une aire d’autoroute.

Va s’ensuivre une très belle histoire, d’amour, déjà, mais pas que..

Ce livre est un régal d’humour, de tendresse, d’amour, de solidarité et d’humanité.
C’est un très bon roman et un magnifique moment de lecture.

Extraits :

La maladie avançait vite, beaucoup trop vite aux yeux de Manelle. La bestiole gagnait tous les jours un peu plus de terrain, se repaissant du corps sans défense du vieil homme. Là tumeurs allait le vider peu à peu de sa substance jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une malheureuse créature décharnée. Près d’un mois après la visite du neurologue, il avait encore maigri.

Des gens qui moyennant finance, offraient un cocktail mortel à ceux qui, atteints d’une maladie incurable, voulaient quitter l’océan de douleurs dans lequel ils se débattaient.

Pourquoi ? Mais tout simplement marché qu’il était beaucoup plus simple de mentir que de dire la vérité. Vous connaissez beaucoup de sociétés funéraires qui auraient dit : ok, on vous emmène vivant et on vous ramène mort, pas de souci. L'aller assis à l'avant le retour couché à l’arrière. Niveau déontologie, c n’est pas acceptable.

Profitez, mes tourtereaux. Oh, oui, profitez. L’amour c’est comme les bonbons, c’est pas en les regardant qu’on les apprécie, répliqua - t - elle en ponctuant sa phrase d’un clin d’oeil appuyé à l’adresse du jeune couple.

 

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