Daddy love

 

Violent, dérangeant, voir insoutenable !

C’est tellement difficile de lire un livre qui nous dépeint autant de violence envers un si petit garçon, que c’est inracontable ! 

Je suis alle jusqu'au bout, juste pour savoir si ce bout de chou, martyrisé par son agresseur, allait retrouver ses parents, ou si ses parents allaient le retrouver. Mais la lecture est parfois insoutenable.
J'ai eu beaucoup de mal avec ce livre !

Extraits :

Est-ce qu’une femme devient un peu folle quand elle a un enfant ? Est-ce qu’on s’habitue à l’enfant ? Est-ce qu’on veut s’y habituer ? Lorsque Dinah se rappelé lait sa vie avant Robbie, sa vie avant sa grossesse, elle était stupéfaite pas l’insignifiance de son existence quand elle n’était qu’elle.
 
Dady Love était plus jeune que le Prédicateur, bien entendu. Dady Love n’était pas aussi centré sur lui-même ni aussi sanctimonieux. Dady Love aimait plaisanter, et on n’avait jamais vu le Prédicateur plaisanter.


L'euthanasie, c’est ce qui arrive à environ quarante pour cent des orphelins, ceux dont les parents se sont débarrassés et que personne d’autre ne veut adopter. Toi, tu as sacrément de la chance que Daddy Love t’ait choisi.

Et Daddy Love avait du “matériel médical” - enfermé  à clé dans un boite rangée dans le placard de sa chambre. Mais Gidéon l’avait vu l’ouvrir et en sortir des paquets de cachets. Et Gidéon avait vu des rouleaux de cordes, des menottes, des bandes de gaz… Il avait cherché la clé de la boite de Daddy Love, mais ne l’avait pas trouvée.

Il avait dit que l’homme lui avait fait emporter une pelle dans la montagne : “Le moment était venu pour moi de mourir, j’imagine. Je devais creuser le trou pour qu’il m’enterre avec ses autres fils.”

Les médias s’étaient largement étendus sur l’étonnement et  le dégoût des policiers découvrant le petit garçon prisonnier dans une “caisse ressemblant à un cercueil” : “On se serait crus dans un film d’horreurs, sauf que c’était en vrai.”

 

La présentation de l'éditeur :

Avec Daddy Love, Oates emmène son lecteur aux frontières de l’horreur. Une horreur qui commence dans le centre commercial où Robbie, cinq ans, l’enfant chéri des Whitcomb, est enlevé sous les yeux de sa mère.

Le ravisseur, un technicien du kidnapping, collectionne les petits garçons dont il se débarrasse dès qu’ils atteignent onze ou douze ans. Devenu « Gideon », Robbie va ainsi passer sept ans à « obéir » à Daddy Love afin de survivre aux traitements abominables que celui-ci lui fait subir.

Mais qui est Daddy Love ? Un homme charmant du nom de Chet Cash. Pasteur itinérant de l’Église de l’Espoir éternel, dont les prêches subjuguent l’assistance, c’est aussi un citoyen actif et estimé du village de Kittatinny Falls, un artiste admiré faisant commerce d’objets en macramé (fabriqués par Gideon), un homme que les femmes trouvent irrésistible. Tandis qu’il continue allègrement « d’éduquer » ses proies.

Et puis, soudain, le ciel ayant enfin, semble-t-il, décidé de se pencher sur cette affaire, Daddy Love est arrêté, Robbie retrouve sa famille. En apparence tout se passe bien… En apparence seulement, car pour nous faire vivre ce retour, Oates déploie de nouveau les raffinements d’une cruauté ravageuse que le lecteur ne manquera pas d’apprécier tout en se posant la question : Redevient-on un être normal après sept ans d’intimité avec un monstre ? Une intimité qui a par instants des résonances de complicité ?…

 

Image 60

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire